450-664-2724
3100 Boulevard de la Concorde, Suite 50B, Laval
Voir nos conseillers en voyages
450-664-2724
3100 Boulevard de la Concorde, Suite 50B, Laval

4 traditions d’Halloween nées dans l’Irlande ancienne

Si le vibrant Día de los Muertos mexicain s'impose d'emblée à l'esprit des voyageuses et voyageurs en quête de célébrations automnales, c'est de l'autre côté de l'Atlantique, au cœur de l'Irlande, que réside le véritable berceau d'Halloween. Bien avant la démocratisation mondiale de cette fête, les anciennes communautés celtiques y célébraient Samhain (prononcé Sow-ann), un rituel sacré marquant la fin des récoltes et le passage vers les sombres journées d'hiver, ce moment ténu où la frontière entre notre monde et celui des esprits s'estompait. Laissez-vous transporter aux origines de ces traditions fascinantes dans les Terres ancestrales d'Irlande (Ireland’s Ancient East), où la magie des paysages séculaires vibre encore, chaque automne, au rythme des légendes d'antan.

Feux de joie le soir de l’Halloween

1. Feux de joie cérémoniels : rallumer les flammes sacrées

Il y a plus de trois millénaires, les tribus celtes se rassemblaient au sommet des collines irlandaises pour allumer d'immenses brasiers cérémoniels destinés à leur procurer chaleur, esprit communautaire et protection spirituelle. L'épicentre suprême de cette tradition enflammée était Tlachtga (la colline de Ward), près d'Athboy, dans le comté de Meath. Les premiers textes historiques nous apprennent que le feu du foyer de chaque maison de l'île était éteint, puis rallumé à partir de l'unique étincelle de Tlachtga.

Les voyageuses et voyageurs peuvent encore assister à cette tradition en action. Chaque automne, le comté de Meath accueille le festival Púca (qui se déroulera cette année du 29 octobre au 1ᵉʳ novembre 2026) à Trim et Athboy. On y présente une relecture lumineuse du brasier originel de Samhain, de splendides projections artistiques sur les murs du château de Trim ainsi que des spectacles captivants issus du folklore local.

Le défilé d’Halloween enflamme les rues de Derry, en Irlande du Nord

2. Déguisements : une garde-robe pour l'au-delà

Pour les Celtes, Samhain ouvrait un portail aux entités issues d'un autre monde, y compris aux esprits farceurs comme le Púca. Afin d'éviter d'être capturés ou pour se fondre parmi les fantômes errants, les gens du pays revêtaient des capes en peau d'animal et s'enduisaient le visage de charbon de bois.

Bien que les enfants qui font du porte-à-porte aujourd'hui préfèrent les capes de super-héros et les icônes de la culture populaire, la passion de l'Irlande pour les costumes demeure inégalée. Dans la ville fortifiée de Derry, Derry Halloween s'impose comme le plus grand rassemblement fantastique d'Europe, attirant plus de 120 000 visiteuses et visiteurs qui transforment les remparts du XVIIᵉ siècle en un immense carnaval de rue étalé sur quatre jours.

Citrouilles d’Halloween au Jardin botanique national de Glasnevin à Dublin, Irlande

3. La légende ces citrouilles lanternes

Bien avant que la citrouille ne devienne l'icône de l'automne, les familles irlandaises évidaient des légumes-racines, principalement des navets, des rutabagas et de grosses pommes de terre, pour y sculpter des visages terrifiants. Cette coutume s'inspire directement de la légende de « Jack l’avare » (Stingy Jack), un rusé personnage qui réussit à tromper le Diable. Refusé au Ciel comme en Enfer à sa mort, Jack fut condamné à errer éternellement dans la pénombre, guidé par la seule lueur d'un tison infernal glissé dans un navet évidé. Pour chasser cet esprit vagabond et les autres spectres de la nuit de Samhain, les gens du pays ont pris l'habitude de fabriquer leurs propres lanternes protectrices.

Au XIXe siècle, en traversant l'Atlantique, les personnes immigrantes d'Irlande ont naturellement apporté ce rituel avec elles. En s'installant en Amérique du Nord, ces voyageuses et voyageurs ont rapidement troqué leurs petits navets récalcitrants pour la citrouille locale. Nettement plus tendre, spacieuse et facile à tailler, cette cucurbitacée d'ici a permis de créer des lanternes encore plus spectaculaires, donnant ainsi naissance à la fameuse tradition du Jack-o'-lantern telle qu'on la connaît aujourd'hui.

Cimetière de Glandalough à Wicklow, Irlande

4. Chasse aux bonbons : Souling et Barmbrack

Notre tradition moderne du porte-à-porte découle directement de coutumes irlandaises médiévales connues sous le nom de souling et de mumming. Les jeunes et les gens dans le besoin visitaient les demeures locales pour réciter des comptines, chanter des airs folkloriques ou offrir des prières pour les âmes des défunts, recevant en retour de petits pains d'épices aux fruits appelés « gâteaux des âmes » (soul cakes).

Un rituel saisonnier très apprécié qui perdure aujourd'hui consiste à partager le Barmbrack (Báirín Breac), un pain traditionnel aux fruits infusé au thé. Cuit avec de petits objets porte-bonheur cachés à l'intérieur, comme une bague annonçant une romance ou une pièce de monnaie prédisant la prospérité, chaque tranche offre une douce prédiction sur l'avenir.

Barmbrack traditionnel irlandais fait pour l’Halloween

En allumant une bougie ou en sculptant une citrouille cette saison, vous perpétuez une histoire commencée il y a des milliers d'années dans les collines mystiques d'Irlande.

De la planification des itinéraires routiers en campagne à l'organisation de visites guidées par des spécialistes du patrimoine sur des ruines celtiques anciennes, une conseillère ou un conseiller en voyages gère chaque détail complexe. Laissez-nous éliminer le stress de la planification afin que vous puissiez simplement remonter le temps et vous immerger dans la magie de Samhain.

Contacter un conseiller en voyages

 

← Retourner au blogue

 

Hâte de partir?
Recevez nos meilleures offres par courriel!

check